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manujay Administrateur

Inscrit le: 06 Juil 2007 Messages: 421
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Posté le: Lun Jan 14, 2008 11:36 am Sujet du message: LES EX-OTAGES COLOMBIENS RACONTENT |
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Les deux ex-otages retenues par les FARCS racontent leur calvaire !!! En effet, Clara Rojas, principale collaboratrice d'Ingrid Betancourt, explique la naissance de son fils Emmanuel, le 16 avril 2004 (né d'une liaison voulue avec un guérillo), alors que les combats entre la guérilla et l'armée colombienne font rage, Clara, aidée par une infirmière des Farc, a subi une césarienne en pleine jungle. L'enfant est né avec une double fracture au bras. Elle dit : « ce fut un accouchement très difficile, je suis restée immobilisée quarante jours. Pendant tout ce temps, une infirmière s'occupait d'Emmanuel. Sa naissance est un don de Dieu. Ce qui m'a touché le plus c'est son sourire". Huit mois plus tard, le petit garçon a été séparé de sa mère. Restée sans nouvelles de lui depuis, Clara a indiqué qu'elle n'a appris que le 31 décembre dernier par la radio que son garçon était sain et sauf, et qu'il vivait dans un centre d'accueil.
"Je n'ai pas de nouvelles du papa de l'enfant, aucune, ni même s'il sait qu'il est le père de l'enfant", a-t-elle indiqué en ajoutant qu'elle avait reçu une information selon laquelle il "pourrait être mort".
Clara Rojas a également parlé d'Ingrid Bétancourt, évoquant avec émotion les berceuses qu'elle chantait à Emmanuel en Français. Les deux femmes auraient même tenté ensemble une évasion. "Nous n'avons pas pu quitter les alentours du camp car nous ne pouvions pas nous orienter dans l'obscurité, alors nous avons échoué", a expliqué l'ex-otage, tout en se disant inquiète du sort de la sénatrice qu'elle n'a plus vue depuis trois ans. De son côté, Consuelo Gonzales explique les conditions de captivité.
"Les soldats et policiers vivent toute la journée avec une chaîne autour du cou (...) Quoi qu'ils fassent, où qu'ils aillent, se baigner, laver leurs vêtements, ils portent leurs chaînes".
"Nous vivions des situations à risque, à haut risque, horribles. Nous sentions pratiquement les bombes exploser à quelques mètres de là où nous étions. Les hélicoptères de l'armée tirant à la mitrailleuse s'approchaient aussi très près. Vivre en guerre est une horreur", a confié l'ancienne parlementaire.
"Je n'ai pas eu à affronter de torture et je n'ai pas été enchaînée", a-t-elle ajouté mais "le seul fait de priver quelqu'un de sa liberté contre sa volonté, de l'isoler de sa famille, du monde, est en soi, de tout point de vue, condamnable et peut être considéré comme une espèce de torture".
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